KIATSU

 

Koichi TOHEI

(1920-2011)

 

 

 

 

 

Le kiatsu a quelques ressemblance avec le shiatsu(soin par la pression des doigts)mais fondamentalement différrent. Le shiatsu exerce une préssion sur la partie du corps malade. Le but du kiatsu est d'envoyer le Ki dans la zone malade ou bléssée et d'activer la force vitale. Si le patient sent que le Ki du praticien pénètre dans son corps, celui-ci fait du kiatsu. Poser légérement les doigts suffit, le praticien envoie le Ki centré dans et à partir de son hara (ventre)...

le Kiatsu

Je vous avais parlé de la notion de Ki et de l'unification du corps et de l'esprit chez Koichi TOHEI. Je reste persuadée qu’une hygiène de vie passe par le corps et l’esprit. Le corps et sa santé alimentaire, j’en ai parlé  et j’essaye de l’enseigner à notre bout de chou comme je vous le disais. Mais j’ai expérimenté les makko-ho de MASUNAGA, pas assez (depuis un certain temps) pour être en accord avec moi-même et suffisamment pourtant pour sentir une sensation de bien-être, ne serait-ce qu’après une semaine de ces exercices du quotidien : rappel, pas plus de 10 minutes par jours.

Voici donc, pour contrecarrer les régimes saisonniers, une méthode pour devenir plus fort (et non gros) en corps et esprit reprise de « Le livre du Ki, l’unification du corps et de l’esprit dans la vie quotidienne » de Koichi TOHEI:


1/ Vitaliser le corps : pour TOHEI les exercices corporels sont importants. Il faudrait exercer de façon égale la partie gauche et la droite (il recommande les exercices d’échauffement et de préparation de l’aïkido). Les muscles oubliés seraient mis en valeur, par exemple tendre les muscles postérieurs des jambes (5 exercices similaires aux makko-ho: le B, le C, le D, le F et assis, jambes écartées/tête au milieu). La relaxation a une part importante aussi : « Tenez vous debout avec les deux bras pendant naturellement à vos côtés. En vous concentrant sur le point, secouez les mains aussi vite que possible de façon que le corps tout entier, y compris les orteils, se secoue. Arrêtez de secouer vos mains et restez tranquillement dans cette position. ».

2/ Renforcer l’esprit en l’unifiant à l’action en cours. Il est nécessaire de clarifier son esprit, de l’unifier (voir ici) et de le diriger vers l’objet de son entreprise. Et nous devons l’utiliser positivement « cessez de dire « je ne peux pas ». Quand vous entreprenez quelque chose, dites « je peux » puis faites-le. C’est la clé pour mettre ensemble l’esprit et le corps, pour faire ce que vous entreprenez. ».
TOHEI propose aussi un bel exemple pour permettre aux enfants d’être responsables de leurs actions sans même y penser : demander aux enfants de dire qu’ils s’en vont à l’école pour qu’ils unifient leur esprit à leur action et restent « prêts à diriger leur esprit en avant dans une bien meilleure position pour faire face à un danger éventuel » ou à une désorientation (sans être perturbatrice).

3/ Développer son intelligence : en cela il faut multiplier la compréhension : « Lire est la pierre angulaire de l’intellect. Occupez votre temps libre à lire des livres très différents. (…) Lisez un livre la première fois rapidement pour la compréhension fondamentale. Si vous l’obtenez, relisez-le. Cela facilitera la capacité de votre cerveau à s’adapter à une variété de circonstances et à mettre en œuvre une grande série d’informations. Votre intellect en bénéficiera. ». Puis il est nécessaire d’aiguiser notre jugement et de développer notre mémoire.

Je vous rappelle que Koichi TOHEI est aussi le fondateur du Kiatsu, massage pour retrouver son Ki : « Quand une partie du corps est désordonnée, le flux du pouvoir vital y décroit ou s’arrête et il ne peut être retrouvé par lui-même. Le Kiatsou [kiatsu] doit être appliqué – le Ki envoyé- à la partie affectée. Cet « amorçage » du Ki stimulera le pouvoir vital, améliorera le fonctionnement des nerfs et chassera le mal. »


« Le kiatsu a quelques ressemblances apparentes avec le shiatsu (soin par la pression des doigts) mais est fondamentalement différent. Le shiatsu implique de presser la partie du corps affectée. Le but du kiatsu est d’envoyer le Ki dans la zone blessée et d’activer la force de vie. (…) Si B [le patient] sent que le Ki de A [le praticien] pénètre dans son corps à partir des épaules, A fait correctement du Kiatsu. Si A presse fortement, B sentira une douleur désagréable. Tandis que si le Ki pénètre, il ressentira une sorte de douleur agréable. A doit maîtriser le kiatsu en demandant à B comment il se sent. (…) Le kiatsu peut prendre du temps, parce que, d’abord, votre Ki parfois s’écoule et d’autres fois ne s’écoule pas. Mais à mesure que vous pratiquerez, vous pourrez savoir quand le Ki s’étend à partir du bout des doigts. Vous serez alors capable de trouver la zone affectée avec vos doigts sans questionner le patient. Il faut croire au pouvoir. Le Ki s’étend quand vous croyez qu’il le fait. Croyez en le principe du kiatsu et votre confiance vous donnera du pouvoir. »

 


Pour améliorer un Ki faible et agité, TOHEI recommande une méditation de 10 à 20 minutes chaque soir avant le coucher…

Vous ne vous rappelez vraiment plus de ce qu’est le Ki (après avoir lus tous les billets qui en font référence, cf colonne de droite), pas de souci le voici expliqué avec une ouverture sur les arts martiaux (il ne faut pas oublié que TOHEI est un maître d’Aïkido, pour vous faire aussi une idée de cet homme, n’hésitez pas à aller  et si les enseignements de l’aïkido théorique vous tentent c’est ici).

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Kōichi Tōhei

(Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.)

 

Kōichi Tōhei (藤平 光一, Tōhei Kōichi?), né en janvier 1920 à Shitaya et mort le 19 mai 2011[1], est un maître d'aïkido (10e dan) et le fondateur de la Ki no Kenkyukaï, « Société de recherches sur le Ki » et de son style le Shin Shin Toitsu Aikido (aïkido avec le corps et l'esprit unifié, parfois appelé « Ki-Aïkido »). La Ki no Kenkyukaï est aussi connue sous le nom de Ki Society.

 

Une enfance fragile

Koïchi Tohei Sensei est né en janvier 1920 à Shitaya, à proximité de Tokyo, mais dès sa jeunesse il s’installe dans la préfecture de Tochigi, d’où provient sa famille. Pendant son enfance, en raison d’une contexture fragile, son père lui recommande la pratique du judo.. À 15 ans il obtient la ceinture noire. Des excès dans l’entraînement l’emmènent à contracter une pleurésie, une maladie qui affecte notamment la poitrine. Pour se guérir de cette affection il décide, à dix sept ans, de commencer l’étude du Zen et du Misogi, pratique de purification qui trouve son origine dans le shintoïsme.

La rencontre avec O-Sensei

En 1939, à l'âge de 19 ans, l'entraîneur de Tohei, Shohei Mori, lui recommanda de se tourner vers l'Aïkido et de rencontrer son fondateur Morihei Ueshiba dans son Kobukan dojo. Selon Koïchi Tohei, quand il rencontra le fondateur et commença à pratiquer les techniques, il eut quelques doutes quant à l'efficacité de ces dernières. Mais ses doutes se dissipèrent vite.

“J’étais terriblement impressionné– raconte Tohei Sensei – par la manière dont Ueshiba Sensei projetait ses attaquants sans utiliser de force”. Rapidement le jeune Tohei se tranforma en représentant (daïri) d’O Sensei et commença, avant même de recevoir de grade en Aïkido, à enseigner aux membres de l’Académie de Police de Nakano, ainsi qu’aux étudiants de l’école de Shumei Okawa sur les terrains du Palace Impérial.

L’unification du corps et de l’esprit

Par la suite il apprend l’“unificacion de l’esprit et du corps” (Shïnshïn Toïtsu Do) avec Tempu Nakamura, qui avait été un espion pendant la guerre russo-japonaise. Une tuberculose foudroyante, maladie incurable à cette époque, mena Nakamura Sensei à entreprendre des études de médecine en Occident. Son chemin le mena au cœur des Himalayas, où il parvint à guérir de sa maladie par la méditation et le yoga.

Le système de Nakamura Sensei, le « Shïnshïn Toïtsu Do », sur lequel Tohei Sensei a basé une partie considérable de son enseignement, est aussi connu comme “yoga japonais”. Tetsuju Ogura, élève de Teshu Yamaoka, célèbre maître du Zen et du sabre, grand calligraphe aussi, fut une autre influence majeure dans l’enseignement de Maître Tohei. Tetsuju Ogura était le directeur de l’Ichikukaï de Tokyo, dojo oú il enseignait des practiques ascétiques comme le zazen et le misogi.

L’expérience de la guerre

En 1942, Koïchi Tohei termine ses études en économie dans la prestigieuse Université Keio. En février 1944, après avoir reçu une formation militaire, Tohei Sensei fut envoyé à la tête d’une unité combattante en Chine occupée. C’est là qu’il comprit, sous feu ennemi, l’importance de calmer l’esprit dans le Point Unique dans le bas de l’abdomen (seika no itten). En raison de l’absence de médecins, Tohei développa pendant la guerre les principes du Kiatsu, thérapie qui met l’accent dans la transmission du Ki par le bout des doigts.

Tohei Sensei raconte que les principes du Ki tels que "envoyer le ki” et “se relaxer complètement” en laissant les choses entre les mains de l’Univers, contribuèrent de manière décisive à le maintenir en sécurité tout au long de la guerre, ainsi que les quatre vingts hommes sous son commandement.

Une légende de l’aïkido

Dès 1953, Koïchi Tohei Sensei fut le principal responsable de l’introduction de l’aïkido en Occident, à travers notamment de voyages réguliers aux îles Hawaii, mais aussi le reste des États Unis et l’Europe. Ce fut la première fois que le fondateur permit l'enseignement de l'aikido à l'extérieur du Japon. Ainsi, Hawaii devint un centre de diffusion pour l'aikido en général, et reste de nos jours un lieu important pour le Ki-Aïkido.

En 1969 Tohei Sensei reçoit de Morihei Ueshiba le dixiéme dan en Aïkido, le grade le plus élevé dans la discipline. Il fut le directeur des Shihan (Shihan buchô) et directeur (riji) del' Aïkikaï jusqu’à sa séparation en 1974, suite à des tentatives ratées d’introduire les principes du Ki dans l’organisation, et à cause d’un différend irréconciliable avec Kisshomaru Ueshiba, fils du fondateur Morihei Ueshiba. Pendant toutes ces années, Tohei Sensei enseigna l’Aïkido, aux Shihan parmi les plus célèbres de l’Aïkikaï, tels Hiroshi Tada, Sadateru Arikawa, Seigo Yamaguchi, Shigenobu Okumura, Kazuo Chiba, Yoshimitsu Yamada et Steven Seagal.

Naissance de la Ki Society

En 1971, trois ans avant sa rupture avec l'Aïkikaï, Tohei Sensei fonda la Ki no Kenkyukaï[2], littéralement la « Société de Recherches sur le Ki », dédiée à la diffusion des principes du Ki, le Shïnshïn Toïtsu Aïkido, ou « Aïkido avec corps et esprit coordonnés », connu aussi en Occident comme Ki-Aïkido, et le Kiatsu. La Ki no Kenkyukaï, ou Ki Society est la seule organisation spécialisée dans l’enseignement du Ki reconnue dès 1977 par le Ministère de la Santé et du Travail du Japon.

Dans le campus de la Ki no Kenkyukaï, qui se trouve près du village de Ichikaï-machi, dans la préfecture de Tochgi, au nord de Tokyo, fonctionne l’école de Kiatsu, ainsi que la Tohei Gakuen Shïnshïn Toïtsu Aïkido Gakuïn, école spécialisée dans la formation d’enseignants de Shïnshïn Toïtsu Do et Shïnshïn Toïtsu Aïkido.

Une conception holistique de l’Aïkido

Pour Maître Tohei, l’entraînement en Aïkido est indissociable de l’étude et la pratique des principes du Ki, c'est-à-dire du Shïnshïn Toïtsu Dô hérité de Maître Nakamura et modifié par Tohei lui-même. La grande différence par rapport aux écoles classiques de l’Aïkido c’est l’insistance sur cette notion de coordination du corps et de l’esprit comme préalable à la pratique de l’Aïkido.

Ainsi que l’explique Seorge Simcox, dans le livre "Aïkido en Amërique", l’Aïkido classique “procède de la prémisse que l’entraînement physique rigoureux et continu menera avec le temps à l’attitude aïki. Cette attitude est décrite comme une approche relaxée et centrée des attaques sur le tatami, et des conflits de la vie en général. Le but de la Ki Society, dès le premier jour, c’est d’entraîner cette attitude aïki. Ils appellent ça Entraînement du Ki.” À côté de l’entraînement du Ki et de l’Aïkido, l’étude des armes traditionnelles fait partie du système de Maître Tohei. On y travaille notamment le bokken (sabre) et le jo (bâton) mais aussi les techniques de main nues contre armes (sabre, bâton mais aussi couteau ou arme à feu.)

D’autres disciplines sont d’une importance majeure dans l’enseignement de Maître Tohei, et sont indissociables de l’Aïkido ainsi conçu : la respiration Ki (ki no kokyuho), la méditation Ki (ki no ishi ho), le sokushin no gyo (qui emploie des chants et des cloches, dérivé de la pratique de l’Ichikukaï), et d’autres pratiques qui sont autant de formes de développer le Ki et d‘approfondir l’état d’unification du corps et de l’esprit.

Un enseignement toujours vivant

À plusieurs reprises Tohei Sensei a insisté sur le fait que son véritable apport était celui d’avoir clarifié les principes du Ki en vue d’une vie pleine et en bonne santé. Son interprétation de l’Aïkido compte plus de cent mille licenciés dans plus de vingt pays. Au Japon vivent et enseignent les principaux disciples de Tohei Sensei, responsables de la transmission de sa « Voie de l’Union avec le Ki de l’Univers », tels son fils et successeur Shinichi Tohei Sensei, ou bien Yutaka Otsuka (9ème dan), Taketoshi Kataoka (8ème dan) et Tadao Ishikawa (8ème dan). Il exsite aussi des disciples haut gradés en dehors du Japon tels que Koïchi Kashiwaya, Cristopher Curtis, Pietro Yuji Maida ou David Shaner. Parmi les jeunes de la dernière génération de disciples se trouvent les fréres Takayuki Iwade, Keizo Iwade et Takahisa Iwade (uchideshi), Tomonori Kobori et Ezequiel Entelman. Koïchi Tohei prit officiellement sa retraite en 2007, laissant derrière lui plusieurs générations d’élèves et une marque indélébile dans l’histoire de l’Aïkido et dans la vie de nombreuses personnes. Sôshu Koïchi Tohei est décédé paisiblement le 19 mai 2011, à 91 ans.

 Grades

  • 8e dan en 1952, décerné par Morihei Ueshiba
  • 9e dan en 1960, décerné par Morihei Ueshiba
  • 10e dan en 1969, décerné par Morihei Ueshiba

 

Bibliographie

  • John Stevens, Invincible Warrior, Shambhala 1997.
  • Koïchi Tohei, Ki in daily life, Japan publications 2001.
  • Koïchi Tohei, The way to union with ki, Ki no Kenkyukai HQ 2001.
  • William Reed, Ki, a road that anyone can walk, Japan publications 1992.
  • Koïchi Tohei, Le livre du Ki, Guy Trédaniel Éditeur.
  • Koïchi Tohei, Le Ki dans la vie quotidienne, Guy Trédaniel Éditeur

 

 

 

Travail avec le ki:

 application en combat et en thérapie

 

 

Date de dernière mise à jour : 24/10/2016

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